Valorisez vos réalisations phares sur People@HES-SO Plus d'infos
PEOPLE@HES-SO – Annuaire et Répertoire des compétences
PEOPLE@HES-SO – Annuaire et Répertoire des compétences

PEOPLE@HES-SO
Annuaire et Répertoire des compétences

Aide
language
  • fr
  • en
  • de
  • fr
  • en
  • de
  • SWITCH edu-ID
  • Administration
ID
« Retour
Linder Audrey

Linder Audrey

Adjointe scientifique HES

Compétences principales

Sociologie de la santé

Méthodes qualitatives

Santé mentale

Addictions

Rétablissement en santé mentale

Savoirs expérientiels

Pair-aidance

  • Contact

  • Recherche

  • Publications

  • Conférences

Contrat principal

Adjointe scientifique HES

Téléphone: +41 21 556 64 90

Bureau: P2/02/212

HESAV / Haute École de Santé - Vaud
Avenue de Beaumont 21, 1011 Lausanne, CH
HESAV

Je travaille dans le domaine de la sociologie de la psychiatrie et de la santé mentale depuis 2011 et, en 2023, j'ai soutenu ma thèse de doctorat intitulée "De l'idéal du rétablissement à l'expérience de l'aller-mieux. Contribution à une sociologie de la santé mentale et de ses transformations contemporaines".

Les différentes recherches auxquelles j'ai participé ont porté sur l'autisme, la décision thérapeutique partagée, les proches-aidants, la dépression chronique, les espaces de consommation de drogues sécurisés et les équipes mobiles d'urgence.

J'utilise et j'enseigne les méthodes qualitatives (observations, entretiens et focus groups).

Aucune donnée à afficher pour cette section

Terminés

La prise de décision relative au choix de la modalité de dialyse par les personnes adultes atteintes d'insuffisance rénale terminale en Suisse romande, du point de vue des patient.e.s et des professionnel.le.s de la santé
AGP

Rôle: Collaborateur/trice

Financement: HES-SO Rectorat; VD-HESAV; VD-HESAV; VD-HESAV

Description du projet : Les personnes atteintes d'insuffisance rénale terminale, dont les reins fonctionnent à moins de 10%, doivent généralement suivre des séances de dialyse pour assurer leur survie. En Suisse, près de 5'000 personnes en dépendent. L'hémodialyse traditionnelle, en milieu hospitalier, est exigeante en termes d'horaires pour ces personnes et couteuse pour le système de santé. Récemment, afin de baisser les coûts et de promouvoir l'autonomie des patient.e.s, des modalités alternatives de dialyse ont été mises en avant en Suisse, notamment l'hémodialyse self-care en milieu hospitalier, l'hémodialyse à domicile et la dialyse péritonéale. Toutefois, le rôle infirmier dans le suivi de ces modalités est peu développé, et l'opinion des patient.e.s n'a pas été souvent entendue. Dès lors, et malgré leurs avantages, ces modalités restent très minoritaires en Suisse. Cette étude exploratoire vise donc à comprendre la manière dont les patient.e.s décident de la modalité de dialyse. Les résultats contribueront au développement d'interventions infirmières adaptées aux besoins des patient.e.s quant à la prise de décision et l'autogestion de la dialyse

Equipe de recherche au sein de la HES-SO: Helou Nancy , Linder Audrey , Schaub Corinne , Foley Rose-Anna , Mach-Perrot Valentine

Partenaires professionnels: Hôpital intercantonal de la Broye; Hopital du Valais; HUG; CHUV Service de nephrologie; Clinique Cecil; Dialyse Riviera SA; Hôpital d'Yverdon-les-Bains

Durée du projet: 01.01.2024 - 30.06.2025

Montant global du projet: 150'660 CHF

Statut: Terminé

Valorisation du projet « Ecoute musicale en chambre de soins intensifs »
AGP

Rôle: Collaborateur/trice

Financement: HES-SO Rectorat; VD - Ra&D; VD-Haute école cantonale vaudoise de la Santé; IRMAS - HEMU - VD; CHUV; IRMAS - HEMU - VD

Description du projet : Le financement pour le projet « Ecoute musicale en CSI » (Gebert Rüf Stiftung, programme BREF) touche à sa fin (mars 2018-février 2020). La présente demande de financement concerne les activités de valorisation de ce projet qui sont prévues au cours de prochains six mois : ' Préparation d'un ouvrage collectif regroupant une partie des contributions présentées lors du colloque « Musique et psychiatrie : orchestrer la rencontre » ; ' Suite/fin de l'analyse des données ; ' Rédaction de deux articles scientifiques et d'un article destiné à une revue professionnelle ; ' Evénements de clôture dans les institutions partenaires (retour sur les principaux résultats et moment de musique en live proposé par des étudiantes et étudiants de l'HEMU) ; ' Présentation du dispositif et de la recherche dans différents hôpitaux universitaires de Suisse. En principe, cette phase de valorisation devrait permettre/déboucher sur le dépôt d'une nouvelle demande de financement (FNS ou Innosuisse) au 1er octobre 2020.

Equipe de recherche au sein de la HES-SO: Linder Audrey , Vivien Rym , Thomas Matthieu , Güsewell Angelika

Durée du projet: 01.03.2020 - 31.08.2020

Montant global du projet: 59'360 CHF

Statut: Terminé

Contemporary reconfiguration of the clinic of autism. The tension between forms of expertise: an analysis of enunciation

Rôle: Collaborateur/trice

Financement: FNS Division I

Description du projet :

Le présent projet de recherche s’inscrit dans le cadre conceptuel et méthodologique de l’analyse énonciative et vise à une meilleure compréhension des bouleversements de la clinique de l’autisme, ce qui permettra de repenser la communication entre les professionnels et les parents. Nous avons identifié trois scènes énonciatives où l’on peut observer le processus de redéfinition de l’autisme et de sa prise en charge. La première est celle de la légitimité de l’expertise (mobilisant professionnels issus de la psychiatrie et nouveaux professionnels); la seconde est celle de la légitimité de l’expérience (mobilisant parents-militants et certains autistes de haut niveau); enfin, la troisième est celle de la légitimité épistémique entre l’expertise et l’expérience (mobilisant les parents - militants ou non - et leurs enfants d’un côté, et les professionnels de l’autre). Ce projet vise donc à explorer la manière dont ces tensions reconfigurent la clinique de l’autisme en Suisse romande, au travers des questions de recherche suivantes: 1. De quelle manière les ressources discursives socialement disponibles (par ex. le discours biomédical, les discours de la diversité) sont-elles mobilisées par les catégories de profanes (parents, militants, autistes) pour remettre en cause ou pour défendre la validité de l’expertise des professionnels? 2. Pourquoi la confrontation entre l’expérience et l’expertise qui est structurée aux Etats-Unis, au Canada et en partie en France, comme un système à trois places (expertises psychiatrique, parentale et autistique), se traduit par un système à deux places en Suisse (expertises psychiatrique et parentale)? 3. Quelles sont les conséquences de ces conflits sur les pratiques soignantes dans le domaine de l’autisme en Suisse romande ?Afin de traiter ces questions, nous recourons à une méthodologie originale inspirée de l’analyse sociologique des discours et de l’ethnométhodologie, et plus particulièrement de l’analyse énonciative, qui nous permettra d’étudier à la fois le support énonciatif virtuel (blogs, sites et forums de tous les acteurs concernés, ainsi que les médias traditionnels) et les supports énonciatifs «réels» (institutions et associations). Pour ces derniers, la récolte des données se fera au travers de plusieurs méthodes complémentaires, à savoir des observations non-participantes des services prenant en charge des enfants autistes, un enregistrement vidéo des consultations et, après celles-ci, de courts entretiens de restitution avec les professionnels et les familles. Nous compléterons cela par des Focus Groups (FG) avec les familles et les professionnels et des observations au cours de différents colloques, conférences et séminaires publics, qu’ils soient organisés par des institutions en charge de l’autisme ou des associations de patients et/ou de proches. Conçue d’emblée dans une démarche de collaboration interdisciplinaire entre des cliniciens et des sociologues, cette recherche bénéficie d’une part d’un accès privilégié aux terrains pertinents et, d’autre part, d’un fort potentiel d’application de ses résultats.

Equipe de recherche au sein de la HES-SO: Skuza Krzysztof , Jammet Thomas , Linder Audrey

Partenaires académiques: Ansermet François, Université de Genève, Hôpitaux Universitaires de Genève

Durée du projet: 01.01.2016 - 30.06.2018

Montant global du projet: 313'000 CHF

Publications liées:

  • L’importation de la bataille de l’autisme en Suisse romande : une lecture sociologique
  • Accompagner des parents ou éduquer des cothérapeutes ? : la parentalité à l’épreuve des troubles du spectre de l’autisme
  • Incertitude et multidisciplinarité dans la clinique des troubles du spectre de l’autisme
  • La clinique de l’autisme à l’épreuve de la précocité et de la standardisation du diagnostic

Statut: Terminé

2023

Vécu et expériences des bénéficiaires des Équipes Mobiles d’Urgence. Rapport final
Rapport

Castro Julie, Linder Audrey

2023,  Lausanne : Haute École de Santé Vaud,  31  p.

Résumé:

Mandat de la Direction Générale de la Santé (DGS).

2016

Police et psychiatrie.
Livre
Polyphonie des postures professionnelles face à la crise psychique.

Skuza Krzysztof, Meyer Michaël, Linder Audrey

2016,  Genève : Georg/Médecine et Hygiène,  231  p.

Lien vers la publication

Résumé:

Le positionnant en amont du processus pénal, l’ouvrage montre que les policiers ont une fonction d’appui pour l’entrée et le maintien des patients en milieu psychiatrique. Les réalités de terrain que ce livre décrit attestent d’un brouillage constant des frontières institutionnelles. La « pathologisation » et la « criminalisation » de comportements socialement non souhaitables initient des rencontres nombreuses entre patients, soignants et policiers, mais aussi avec des proches, des ambulanciers, des pompiers, des travailleurs sociaux. Les voix de tous ces acteurs, associées à celles de scientifiques sociaux, offrent ici une polyphonie qui permet au lecteur de pénétrer tour à tour chacun des temps de rencontres entre la force publique et la psychiatrie. Par des restitutions d’expériences comme par des contributions analytiques, l’ouvrage en vient alors à questionner le bouleversement des logiques professionnelles.

2025

Table ronde: des pratiques participatives, vraiment?
Conférence

Linder Audrey

9èmes Rencontres pour la Recherche en Soins en Psychiatrie, 03.04.2025 - 04.04.2025, Lyon

Lien vers la conférence

2024

Troubles psy et représentations
Conférence

Linder Audrey

Webinaires Positive Minders, 24.10.2024 - 24.10.2024, En ligne

Lien vers la conférence

Les usager·ères de la psychiatrie et leurs proches : une histoire de (dés)amour ?
Conférence

Linder Audrey

Journée thématique Proches aidant·es 2024 : Proches aidant·es et santé mentale, 10.10.2024 - 10.10.2024, Haute Ecole de Santé Vaud, Lausanne

Lien vers la conférence

Les aspects sociaux du rétablissement (en santé mentale)
Conférence

Linder Audrey

Journée de formation interne à Addiction Valais, 19.09.2024 - 19.09.2024, Sierre

Plénière 2: entre anti-psychiatrie et rétab-washing, une autre voie?
Conférence

Linder Audrey

12ème Congrès Reh@b - Santé mentale France, 06.06.2024 - 06.06.2024, Marseille, France

Lien vers la conférence

Résumé:

Animé par B. Nicolle, avec J.-F. Dupont, J. Grard, H. Reyreaud et M. Espitalier

Accompagner des personnes qui ont des troubles psychiques et somatiques: humilité épistémique, "juste distance" et vision conjonctive
Conférence

Linder Audrey

Symposium REVIAC 2024: 10 ans de collaboration socio-médicale, 07.05.2024 - 07.05.2024, Direction générale de la santé, Lausanne

Les adossements théoriques du moindre recours à la coercition psychiatrique
Conférence

Linder Audrey

Séminaire Plaid-Care 3, 19.02.2024 - 19.02.2024, MSH Lyon

Résumé:

Présentation de ma thèse de doctorat et échanges avec H. Haliday et l'équipe de recherche Plaid-Care

Les raisons de la (non-)utilisation d'une salle de consommation à moindres risques du point de vue des consommateurs et consommatrices
Conférence

Sanda Samitca, Linder Audrey

Colloque francophone sur les drogues: "Les éco-usages des drogues: mieux comprendre pour mieux agir", 26.01.2024 - 26.01.2024, Université de Fribourg

Lien vers la conférence

Résumé:

Résumé

De 2018 à 2021, nous avons été chargées de l’évaluation de l’espace de consommation sécurisé (ECS), ouvert à Lausanne en octobre 2018. Cette évaluation de trois ans comportait à la fois des méthodes quantitatives et qualitatives. Dans la présente communication, nous nous baserons sur les entretiens effectués pour le rapport intermédiaire (Samitca et al., 2020) et le rapport final (Samitca et al., 2021) avec les usager·ères de l’ECS (N=42) et avec des personnes qui ne souhaitent pas s’y rendre (N=20).

Nous proposons de revenir sur les différentes raisons évoquées pour consommer ou non au sein de l’ECS, ainsi que les demandes d’amélioration faites par les usager·ères à la suite de l’ouverture, afin de réfléchir aux modes de consommation et aux attentes qui entourent ceux-ci. De fait, si la pertinence et les avantages des salles de consommation à moindre risque (SCMR) en tant que mesure centrale de réduction des risques (RdR) n’ont plus à être prouvés, leur ouverture et leur mise en œuvre soulèvent encore de nombreuses questions. Nous proposons une réflexion sur les raisons des (non-)usages de l’ECS par les consommatrices et consommateurs et ce que cela dit de l’évolution des contextes de consommation et de la manière dont les politiques de RdR devraient accompagner ces changements.

Certaines raisons évoquées pour ne pas se rendre à l’ECS, ainsi que les pistes d’amélioration mentionnées par les consommatrices et consommateurs indiquent que si la consommation est importante, les manières de consommer le sont tout autant. En nous appuyant sur des extraits d’entretiens avec des usager·ères et non-usager·ères de l’ECS, nous montrerons comment certains facteurs peuvent intervenir dans le choix de recourir ou non à une SCMR. En particulier, trois facteurs seront détaillés : (1) La convivialité du lieu de consommation ; (2) La sérénité du moment de la consommation ; et enfin (3) Les temporalités de la consommation, et leur conséquence sur la gestion de la consommation.

À partir de ces (non-)usages, nous proposerons une réflexion sur ce décalage entre le déploiement de prestations de RdR qui ont fait leur preuve dans d’autres contextes et des pratiques du public-cible auquel elles sont destinées, qui traduisent des réticences et une adhésion limitée. Comment comprendre ces résistances et surtout comment les dépasser afin de s’assurer que les prestations répondent aux besoins et attentes des consommatrices et consommateurs ? Nous aborderons quelques pistes en soulignant l’importance de travailler avec le public-cible, de donner de la place au sens accordé aux pratiques et aux environnements dans lesquels celles-ci prennent place.

Mots clés : salle de consommation à moindre risque ; réduction des risques ; point de vue des consommatrices et consommateurs

2023

L'entrée dans l'institution, la position sur le terrain et leur influence sur les données produites
Conférence
L'exemple d'une ethnographie en psychiatrie communautaire

Linder Audrey

Forum de recherche qualitative en santé, 14.09.2023 - 14.09.2023, Unisanté (en ligne)

Aller mieux avec ou par rapport aux autres? Comparaison, entraide et stigmatisation dans le parcours de vie avec la maladie psychique
Conférence

Linder Audrey

10ème Congrès de l'Association Française de Sociologie, 04.07.2023 - 07.07.2023, Université Lumière Lyon 2

Lien vers la conférence

Résumé:

Sur la base d’une observation participante de deux ans dans une unité de réhabilitation en psychiatrie en Suisse romande, ainsi que de 14 entretiens semi-directifs avec d’ancien·nes patient·es de l’unité, cette communication se propose d’étudier différentes dynamiques de stigmatisation dans le parcours d’aller mieux des personnes qui vivent avec des troubles psychiques. De fait, les troubles psychiques constituent un handicap invisible, et les personnes qui en souffrent font donc partie, selon la catégorisation goffmanienne (1975), des individus « discréditables ». L’enjeu est alors « de savoir manipuler l’information concernant une déficience : l’exposer ou ne pas l’exposer ; la dire ou ne pas la dire ; feindre ou ne pas feindre ; mentir ou ne pas mentir ; et, dans chaque cas, à qui, comment, où et quand » (Goffman, 1975, p. 57).

Au cours de mes observations comme des entretiens, j’ai observé que les notions de « fous » et de « non-fous » étaient mises au travail dans le discours des patient·es, afin de se distinguer de la figure du « vrai fou », mais aussi d’autres figures repoussoir comme le bénéficiaire de l’assurance invalidité ou du revenu d’insertion. Ces figures repoussoir sont constituées par la mobilisation de « contre-exemples » de patient·es rencontrés à différentes étapes du parcours en psychiatrie qui, soit sont considérés comme « fous », soit « ne s’en sortent pas ». Je m’intéresse donc à la fois aux processus de stigmatisation par les autres, mais également des autres. Plus précisément, je propose d’analyser ces questions à quatre moments du parcours des personnes qui vivent avec des troubles psychiques.

Le premier est celui de l’arrivée en psychiatrie, qui constitue souvent un choc pour les personnes. Elles se retrouvent avec des « vrais fous » et craignent de devenir « encore plus fous qu’eux » si elles restent trop longtemps à l’hôpital. Le second est celui du traitement au long cours, notamment dans l’unité de réhabilitation que j’ai étudiée. Les personnes découvrent alors les bénéfices de l’entraide, le fait de se sentir comprises parce qu’« on est tous dans le même bateau », de découvrir parfois pour la première fois qu’elles ne sont pas seules à ressentir ce qu’elles ressentent. Se développent alors des formes de pair-aidance informelle ainsi que de réelles amitiés. Le troisième est celui de la sortie de l’unité de réhabilitation. Quitter l’unité, c’est se distancer à la fois d’avec le statut de patient·e en psychiatrie, mais aussi d’avec celles et ceux qui l’y rattachent, en premier lieu desquels figurent les autres patient·es. Au cours des entretiens, les récits des ancien·nes patient·es sont marqués par la (re)création d’une distinction entre « Je » et « Eux », les autres patient·es qui sont « plus malades que moi » ou qui ont « moins évolué que moi ». Enfin, le quatrième moment est celui du réinvestissement de la vie sociale « normale ». Pour certain·es, il s’agit de trouver un équilibre entre les ami·es « malades », avec qui ils·elles se sentent compris mais où la maladie est centrale, et les ami·es « non-malades », qui offrent des moments où la maladie n’a pas d’importance, mais où la nécessité de « faire face » demande beaucoup d’efforts. Les relations avec les « non-malades » sont en effet marquées par des questionnements quant au fait de cacher la maladie ou de se dévoiler et, même lorsque les personnes choisissent de se dévoiler, il s’agit de gérer le stigmate et la maladie dans les interactions quotidiennes.

Ainsi, si Velpry affirme que l’aller mieux « se mesure au degré auquel on réussit à se distancier de l’univers de la maladie et de sa prise en charge, à s’appuyer sur d’autres ressources tant matérielles que symboliques » (Velpry, 2014, p. 38), force est de constater qu’il se mesure également à la capacité de se distancier des autres patient·es, à mesure que d’autres relations et insertions sociales sont réinvesties. C’est en ce sens que l’aller mieux ne se fait pas seulement avec les autres, au travers de l’entraide, mais aussi par rapport aux autres. Qui plus est, si le fait d’avoir un entourage social aide à aller mieux, cela va également avec son lot de pression, d’incompréhension et de sentiment d’être jugé·e.

L’expérience ordinaire de l’aller mieux face aux récits de rétablissement-guérison
Conférence

Linder Audrey

Colloque scientifique EXPAIRs 2023: "Quels savoirs expérientiels pour quels usages ? Les savoirs expérientiels personnels, collectifs ou pairjectifs en débat", 25.05.2023 - 27.05.2023, EHESP Rennes

Lien vers la conférence

Résumé:

Quiconque s’intéresse au rétablissement et souhaite se renseigner à ce sujet a une forte probabilité d’être rapidement plongé dans la lecture de témoignages. En effet, le témoignage est l’une des formes principales sous laquelle le rétablissement a acquis une existence publique. On en retrouve dans des ouvrages collectifs, des conférences, des autobiographies, des revues à destination des professionnels ou encore sur internet. Cette prolifération s’explique par le fait qu’ils sont considérés comme une « technologie clé du rétablissement » (Woods et al., 2019), dans la mesure où ils ont des effets bénéfiques tant pour celui qui produit le témoignage que pour ceux qui le reçoivent (Rennick-Egglestone et al., 2019).

La plupart de ces témoignages publics ne sont pas spontanés mais commandés ou facilités par des services de santé mentale ou des organisations caritatives (Woods et al., 2019). La production de récits sollicités (plutôt que spontanés) ainsi que leur degré de publicisation ont des conséquences, tant sur les récits que sur leurs énonciateurs. De fait, si « la tension entre guérison et chronicité est l’une des ambiguïtés qui affecte la philosophie du rétablissement » (Demailly & Garnoussi, 2016, p. 19), force est de constater que plus le degré de publicisation des témoignages est important, plus ces derniers se déplacent du côté de la guérison. Le rétablissement se diffuse alors au travers d’une « cartographie narrative » qui « produit et soutient un monde social » (Pollner & Stein, 1996) dans lequel la maladie mentale n’est plus une fatalité mais une opportunité de croissance personnelle. Toutefois, cette cartographie narrative est trompeuse, tant elle n’est pas (toujours) représentative des réalités auxquelles est confrontée la majorité des personnes qui tentent de se rétablir. C’est le décalage entre l’idéal du rétablissement et le vécu des patients « ordinaires » de la psychiatrie.

Dans cette communication, je montrerai que ce que j’appelle le rétablissement-guérison va de pair avec la figure du héros ordinaire, qui doit répondre à la double contrainte de ne pas être trop héroïque – sans quoi les personnes souffrant de troubles psychiques ne peuvent pas s’y identifier – et de ne pas être trop ordinaire – sous peine de ne pas suffisamment donner de l’espoir. J’analyserai les effets produits par la confrontation des personnes qui s’inscrivent dans une logique de rétablissement-chronicité aux discours de rétablissement-guérison.

2022

“Paroles, paroles, paroles…” : entre valorisation et disqualification de la voix des patient·es
Conférence

Linder Audrey, Bovet Emilie

Journée éthique du RFSM, 04.05.2022 - 04.05.2022, Centre de soins hospitaliers de Marsens

Résumé:

Quelle crédibilité accorde-t-on à la parole des personnes vivant avec des troubles psychiques ?
Si la reconnaissance de l’expertise expérientielle de ceux et celles ayant vécu ce type de souffrance est croissante, il n’en demeure pas moins que des inégalités subsistent dans la manière de considérer leurs propos. Ces inégalités se manifestent notamment par la mise en doute de ce qu’ils et elles énoncent : une souffrance somatique, un vécu de situation ou encore un souvenir précis peuvent ainsi se voir invalidés, par les soignants comme par les chercheurs. Cette disqualification ordinaire entraîne parfois des conséquences directes et néfastes sur la prise en soin.
À partir d’exemples concrets, cet atelier vise à réfléchir ensemble aux différentes formes que prend le traitement de la parole des personnes en souffrance psychique ainsi qu’à leurs conséquences.

Santé mentale et inégalités sociales : quelle place pour la parole des personnes vivant avec des troubles psychiques ?
Conférence

Linder Audrey, Bovet Emilie, Delphine Moreau

Journée scientifique HESAV - Les inégalités sociales en santé : quelles actions possibles ?, 10.03.2022 - 10.03.2022, Haute Ecole de Santé Vaud, Lausanne

Lien vers la conférence

Résumé:

Un nombre croissant d’études soulignent les inégalités de santé pour les personnes vivant avec des troubles psychiques. Ces travaux relancent des questions récurrentes en santé mentale sur la légitimité donnée à la parole des personnes concernées, entre reconnaissance croissante d’une expertise expérientielle et disqualification ordinaire. Dans cet atelier, nous souhaitons interroger le lien entre la place donnée à leur parole – dans la clinique, la recherche et l’enseignement – et leur accès aux soins et à la prévention. À partir de trois exemples concrets, nous réfléchirons aux différentes formes que prend le traitement de cette parole et leurs conséquences sur les inégalités de santé.

2021

Les nouveaux désirs d’apprendre. Résultats des entretiens et focus groups.
Conférence

Linder Audrey

Journée de partage et d’échange des formateurs.trices des MASs en psychothérapie: "Peut-on former à la psychothérapie ?", 18.11.2021 - 18.11.2021, Hôpital de Cery, Prilly

Se rétablir d’un trouble psychique : une affaire d’usagers ou de professionnels ?
Conférence

Linder Audrey

Séminaire Sociologie et Psychiatrie, 11.03.2021 - 11.03.2021, Établissement Public de Santé Mentale de Ville-Evrard, Neuilly-sur-Marne (En ligne)

Le “rétablissement” comme concept organisateur des soins. Entre langage commun et “fourre-tout”, entre rupture et continuité
Conférence

Linder Audrey

Journées d’étude: "Le spectre des thérapies de santé mentale entre nouvel ordre et crise des paradigmes thérapeutiques", 14.01.2021 - 14.01.2021, Université de Lille (en ligne)

Lien vers la conférence

Résumé:

Dans un rapport consacré à la politique du handicap psychique des années 1960 aux années 1970, le sociologue Henckes constate que le « pouvoir fédérateur » et la « force imaginante » du secteur psychiatrique « tiennent avant tout à ce qu’il est un cadre relativement lâche dont une diversité d’acteurs peuvent se saisir simultanément en y projetant des choses différentes : plus qu’un projet cohérent le secteur est un mot d’ordre. » (Henckes, 2011, p. 92). Il en va de même avec le rétablissement qui, loin d’être un concept ou même une notion bien définis, forme une « nébuleuse notionnelle dans laquelle scintillent des mots-vedettes tels, entre autres, l’espoir, la réduction des symptômes, l’empowerment, la résilience, la responsabilisation, l’acceptation, la rémission, le sens de la vie et le mieux-être » (Gagné, 2014). Le rétablissement propose davantage des valeurs et de grands principes qu’une manière de faire précise.

Les acteurs-clés de l’importation du rétablissement en Suisse romande – qui s’est faite dès le début des années 2000 – insistent sur les notions d’espoir et d’empowerment, la symétrisation des relations soignants-patients et la déstigmatisation des maladies mentales. Ils voient dans le rétablissement un concept unificateur, la possibilité d’un langage commun par-delà des orientations thérapeutiques (TCC, psychanalyse, systémique), mais aussi par-delà les « places » occupées dans le système psychiatrique (association, infirmier, patient, proche, psychiatre). Pour eux, le rétablissement permet à la fois de donner une direction aux changements à apporter pour une psychiatrie « basée sur le rétablissement », tout en permettant de rassembler un grand nombre d’acteurs, puisque chacun peut l’adapter à son contexte.

Les entretiens que j’ai menés avec ces acteurs laissent toutefois entrevoir deux écueils au rétablissement comme langage commun. D’une part, nous verrons que la distinction – pour ne pas dire la « bataille » - entre TCC et psychanalyse ne disparaît pas complètement avec le rétablissement. D’autre part, le fait que le rétablissement est suffisamment flou pour ouvrir la possibilité d’un langage commun et être réapproprié par un grand nombre de personnes constitue à la fois sa force et sa faiblesse, risquant d’en faire une notion « fourre-tout » qui, de par sa trop grande hétérogénéité, devienne inutilisable et inopérante dans la clinique.

Enfin, pour qu’il ait un impact concret, le rétablissement est promu comme concept organisateur des soins, et est mis au cœur de politiques publiques. Dans le canton de Vaud, en 2013, est créée la filière de psychiatrie adulte « basée sur le rétablissement ». La filière a pour but de rassembler, sous un même cadre légal et administratif, des institutions d’hébergement psychiatrique du domaine de la santé et du social. Le rétablissement est alors vu comme « la » solution, permettant un langage commun entre les travailleurs sociaux et les infirmiers en psychiatrie. Cette institutionnalisation du rétablissement soulève toutefois deux problématiques.

D’une part, cela entraîne ce que j’appellerai la « sur-opérationnalisation » du rétablissement : du rétablissement comme ensemble de propositions cognitives et axiologiques, qui donne une direction, de grandes valeurs, dans lesquelles inscrire à la fois ses pratiques mais aussi sa réflexion, on passe à un rétablissement-marche à suivre, une liste d’éléments qui doivent impérativement être mis en place au sein de l’institution. D’autre part, il est étonnant de constater que les usagers de la psychiatrie ou les associations de défense d’usagers n’ont pas été intégrés directement dans la constitution de la filière. Or, vouloir « faire du rétablissement » sans les intégrer pleinement est quelque peu contradictoire.

Cette forme d’institutionnalisation fait donc perdre au rétablissement ce qui en est le coeur, notamment la réflexion autour des rapports de pouvoir entre soignants et soignés, l’attention à la parole des personnes qui souffrent de troubles psychiques, considérées comme celles qui « savent le mieux » ce qui est bon pour elles et ce qu’il faut mettre en place pour les aider à se rétablir. On est alors en droit de se demander si le rétablissement tel qu’il est mis en œuvre transforme réellement les pratiques, ou s’il se contente de donner un nouveau nom à des pratiques anciennes.

2020

Le “récit de rétablissement” en santé mentale : entre injonction à se dire et invisibilité de la souffrance
Conférence

Linder Audrey

Gouverner les corps et les conduites, 15.10.2020 - 16.10.2020, ENS Lyon

Lien vers la conférence

Résumé:

En France comme en Suisse romande, rares sont désormais les congrès ou publications ayant trait à la santé mentale qui ne contiennent pas au moins une contribution d’usager, la plupart du temps sous la forme d’un récit de rétablissement. Si, à l’origine, de tels récits ont émergé dans les organisations anglo-saxonnes de rescapés de la psychiatrie et étaient relativement spontanés, ils sont désormais sollicités par les organisateurs de colloques, les coordinateurs d’ouvrages collectifs ou encore les rédacteurs en chef de revues scientifiques ou cliniques. Le passage de récits spontanés à des récits sollicités n’est pas sans conséquences, tant sur les récits que sur leurs énonciateurs et énonciataires.

La présente communication s’inscrit dans le cadre d’une thèse de doctorat en cours, et s’appuie principalement sur un corpus de récits de rétablissement – énoncés lors de conférences destinées aux professionnels de la psychiatrie, rassemblés dans une brochure publiée par une association de défense des usagers, ou encore publiés sur internet – mais aussi de réactions à ces récits par des usagers ou des collectifs d’usagers. Quatre enjeux des récits de rétablissement sont identifiés et discutés.

Le premier enjeu concerne le profil des personnes qui font le récit public de leur rétablissement. De fait, tout le monde n’est pas capable de se raconter devant un parterre de psychiatres, infirmiers et/ou sociologues. Nous verrons qu’il s’opère une forme de sélection des orateurs, qui ont souvent un capital social, économique et culturel de base élevé. Le second enjeu concerne la structure narrative des récits, qui répondent à une double injonction : être suffisamment héroïque pour donner de l’espoir, mais suffisamment ordinaire pour paraître accessible à tous. Le troisième enjeu concerne le glissement qui s’opère du rétablissement-possibilité (« tu peux te rétablir ») au rétablissement-obligation (« tu dois te rétablir »). Le rétablissement s’inscrit alors dans un registre normatif et devient un impératif moral, mettant l’accent sur la volonté et la responsabilité individuelle (« si tu ne peux pas te rétablir, c’est que tu ne le veux pas suffisamment »). Enfin, le dernier enjeu concerne la place accordée aux voix des personnes qui ne sont pas rétablies et/ou ne s’en sentent pas capables. De fait, en devenant le principal mode de prise de parole publique des usagers de la psychiatrie, le rétablissement tend à rendre indicibles les expériences de la maladie psychique qui relèvent de la souffrance, du désespoir, de la peur, ou encore de la tristesse.

En conclusion, dans le cas de la psychiatrie, les injonctions à se dire posent la question de qui (peut) se dire et de comment il/elle se dit. La militance des usagers de la psychiatrie pour avoir une voix leur a permis d’être de plus en plus présents dans les colloques, conférences et publications destinés aux professionnels. Toutefois, cette prise de parole se font sous une forme bien particulière – celle du récit de rétablissement – qui contribue ce faisant à la dépolitiser.

7-minute PhD thesis presentation
Conférence
Young researchers in the spotlight

Linder Audrey

Sociology of health and medicine in Switzerland : trends and challenges, 02.10.2020 - 02.10.2020, Haute Ecole de Santé Vaud, Lausanne

Lien vers la conférence

2019

Représentations et prise en charge de la dépression chronique.
Conférence
Les enjeux d’une recherche comparative par focus groups en équipe pluridisciplinaire

Linder Audrey, Daniel Widmer

Forum de recherche qualitative en santé, 07.11.2019 - 07.11.2019, Unisanté (en ligne)

Une thèse de doctorat en sociologie sur le “rétablissement”
Conférence

Linder Audrey

Colloque de recherche de la section de psychiatrie sociale, 09.09.2019 - 09.09.2019, Département de psychiatrie du CHUV, Lausanne

Répartition et reconnaissance des expertises en psychiatrie au prisme du “rétablissement”
Conférence

Linder Audrey

Journées RT1-19: Pratiques coopératives et participatives en santé, 28.03.2019 - 29.03.2019, Université Nanterre, Paris

Lien vers la conférence

Résumé:

La question des rapports entre savoirs experts et profanes occupe une place importante dans la sociologie médicale, notamment avec l’apparition de la notion d’expert profane dans les années 1990. Pour Akrich et Rabeharisoa[1], l’expertise profane développée dans les associations de patients est constituée à la fois d’une expertise expérientielle et d’une expertise médico-scientifique, composée de connaissances académiques que les profanes se sont réappropriées. Dans cette communication, j’analyse les rapports experts/profanes en psychiatrie au prisme du « rétablissement », qui a ceci de particulier qu’il montre un processus inverse d’appropriation des connaissances, des usagers vers les professionnels. Le « rétablissement » s’entend comme la possibilité de vivre une vie satisfaisante, significative et pleine d’espoir, même avec les limitations causées par la maladie[2], et il s’est imposé contre une conception biomédicale de la maladie.

L’analyse proposée est issue d’une thèse de doctorat en sociologie, en cours de réalisation, qui étudie la manière dont les individus vivent avec et/ou se remettent d’une maladie psychique. Les données mobilisées sont issues d’un corpus regroupant des articles d’usagers et de professionnels de la psychiatrie sur le « rétablissement » entre les années 1980 et 2005 aux États-Unis et du début des années 2000 jusqu’à nos jours en Suisse romande. Pour la Suisse romande, le corpus a été complété par des entretiens avec sept personnes ayant joué un rôle majeur dans l’importation du « rétablissement », ainsi que par des documents d’associations d’usagers ou de défense des droits des usagers.

Je me focaliserai sur trois moments du « rétablissement » afin d’explorer, pour chacun de ces moments, la manière dont la répartition et la reconnaissance des expertises se reconfigure. Le premier moment est celui de la naissance du « rétablissement » au sein des associations d’usagers et de rescapés de la psychiatrie dans les années 1980 aux États-Unis. Le « rétablissement » se trouve alors au cœur d’une critique radicale de l’expertise psychiatrique et de revendications pour le développement de structures par et pour les usagers. Le deuxième moment est celui de la réappropriation du « rétablissement » par les professionnels de la psychiatrie, qui donne lieu à un mouvement paradoxal. En effet, dans la clinique, cette réappropriation tend à symétriser les relations entre soignants et soignés, en donnant davantage de place à la parole du patient. Toutefois, sur le plan structurel de la conception de la psychiatrie, cette réappropriation permet de (ré)asseoir l’autorité professionnelle des psychiatres sur celle des usagers. Enfin, le troisième moment est celui de l’implantation du « rétablissement » dans les politiques de santé mentale en Suisse romande, qui s’accompagne de la mise sur pied d’une formation de pairs-praticiens, une mise en forme de l’expérience des usagers qui permet une reconnaissance de leur expertise par les professionnels[3]. La professionnalisation des usagers ne leur permet toutefois pas d’échapper à la subordination aux psychiatres, dans la mesure où ils sont dépendants de ces derniers pour obtenir des emplois, rendant dès lors impossible toute critique radicale de la psychiatrie.

 


[1] Akrich M. & Rabeharisoa V. (2012). « L’expertise profane dans les associations de patients, un outil de démocratie sanitaire ». Santé publique, 24, 69-74

[2] Anthony W. (1993). « Recovery from mental illness : the guiding vision of the mental health service system in the 1990s », Psychosocial Rehabilitation Journal, 16, 4, 11-23

[3] Rabeharisoa V. & Callon M. (2002). « L’engagement des associations de malades dans la recherche », Revue internationale des sciences sociales, 1, 171, 65-73

Répartition et reconnaissance des expertises en psychiatrie au prisme du “rétablissement”
Conférence

Linder Audrey

Ateliers du laboratoire THEMA, 20.02.2019 - 20.02.2019, Institut des Sciences Sociales, Université de Lausanne

2018

GPs’ representations in the treatment of chronic depression and their effect on the referral to psychiatrists
Conférence

Linder Audrey

Universal Health and Mental Health Coverage for All, 12.12.2018 - 14.12.2018, La Vallette, Malte

Lien vers la conférence

Résumé:

Objectives

To better understand the effects of GPs’ representations on their collaboration with psychiatristspsychotherapists in the management of chronic depression (in Switzerland, psychiatrists are also trained as psychotherapists).

Background and aims

The clinical recommendations for the management of chronic depression indicates that combination treatment with psychotherapy and pharmacotherapy is the first-line treatment. Further, patients with chronic depression should be offered tailored psychotherapeutic treatments that address their specific needs and deficits. However, psychotherapy is under-prescribed by GPs and the collaboration between GPs and psychiatrists is known as difficult. The insufficiency of the collaboration potentially has negative effects on patients’ healthcare trajectory. Our research aimed at better understanding how GPs manage chronic depression, the tools they use, and also how they coordinate with psychiatrists-psychotherapists.

Materials and methods

We conducted three focus groups with GPs in the French-speaking part of Switzerland, with respectively 4, 7 and 11 participants. These GPs worked either in an individual private practice (N=10), a collective private practice (N=7) or in a clinic (N=5), located either in urban area (N=14), semi-urban area (N=6) or rural area (N=2). They were mostly men (N=14), aged between 30 and 72 years old, with a mean age of 51.8 years.

Results

Our results show that, with respect to referral, GPs considered three types of patients with chronic depression:

  • The “good patient”. Because s/he has good insight, is of an “intellectual type” and has a capacity to talk about his/her emotions. Such patients can be referred directly to a psychiatrist-psychotherapist.
  • The patient who needs some preparation from GPs before s/he can be referred to a psychiatristpsychotherapist. The work of GPs is to help him/her to put words on his/her emotions and physical pains.
  • The patient with somatization. S/he cannot relate his/her somatic symptoms to his/her depression. S/he will never be referred to a psychiatrist-psychotherapist and will be a long-term patients in the GPs’ consultation.

The reasons invoked by GP’s to refer a patient to a psychiatrist-psychotherapist are diverse:

  • Because the patient asked so
  • For strategic and administrative reasons (health insurance asks for a psychiatrist’s expertise)
  • For a specific expertise of the psychiatrist (i.e. help with the prescription of antidepressant)
  • Because the GP does not have enough time to treat the patient and/or feels helpless with the patient

The collaboration between GPs and psychiatrists is suboptimal. GPs still have a great number of stereotypes about psychiatrists. In addition, they often regret that, once a patient is referred to the psychiatrist-psychotherapist, the latter does not communicate with them anymore. Nevertheless, GPs agree that “new psychiatrist-psychotherapists” communicate and collaborate much more than “old” ones.

Conclusions

The referral to the psychiatrist-psychotherapist by GPs depends on their representations both of the patient and of psychotherapy. This may potentially create social inequities in the access to specialized treatment. Only the patients categorized as “good patient” will be referred to a psychiatrist-psychotherapist, while the others will not be given the choice, and will be treated by GPs.

La souffrance psychique au cabinet du médecin généraliste
Conférence
Enjeux éthiques

Linder Audrey, Daniel Widmer, Gilles Ambresin

Colloque Éthique et Psychiatrie: "Quels lieux d’accueil pour la souffrance psychique aujourd’hui ?", 09.11.2018 - 10.11.2018, Département de psychiatrie du CHUV, Lausanne

Lien vers la conférence

Informal caregivers of children with Autism Spectrum Disorder
Conférence

Linder Audrey, Jammet Thomas

1st Congress of the European Society of Social Psychiatry, 03.07.2018 - 06.07.2018, Université de Genève

Lien vers la conférence

Incertitude et multidisciplinarité dans la clinique des troubles du spectre de l’autisme
Conférence

Jammet Thomas, Linder Audrey

La médecine en délibération, 16.05.2018 - 17.05.2018, Sciences Po Lyon

Lien vers la conférence

La biosocialité des personnes souffrant de troubles psychiques à l’épreuve de la réinsertion : vers une communauté de transition
Conférence

Linder Audrey

GIS Réactifs - "L’inclusion : entre injonction et participation ?", 22.03.2018 - 23.03.2018, Centre hospitalier G. Marchant, Toulouse

Lien vers la conférence

Résumé:

En 1996, l’anthropologue Paul Rabinow a proposé la notion de « biosocialité » pour questionner l’apparition de nouvelles constructions identitaires et de nouvelles mobilisations collectives autour d’entités biomédicales, de catégories diagnostiques ou infra-diagnostiques. Dans cette communication, nous nous proposons d’étudier les limites de la biosocialité dans le cas des maladies psychiques, en décrivant et analysant la façon dont la communauté formée par les patients d’une unité psychiatrique de réhabilitation joue le rôle de « communauté de transition ».

Pour ce faire, nous nous appuyons sur une observation participante de deux ans (2013-2015) dans une unité psychiatrique de réhabilitation, ainsi que sur quatorze entretiens avec d’anciens patients de cette unité (2016-2018), dans le cadre d’une thèse de doctorat en cours. L’unité, basée sur un modèle communautaire, accueille une trentaine de patients, et s’inscrit dans une logique évolutive : alors que les patients dorment d’abord au sein de l’unité, ils passent ensuite en hôpital de jour, qu’ils diminuent jusqu’à l’arrêt du suivi. L’unité vise un retour dans un appartement, une réinsertion sociale et, parfois, professionnelle. Elle s’adresse essentiellement à des patients qui ont perdu leur logement ou ne sont plus capables d’y vivre seul.

Les relations entre un nouvel arrivant et la communauté formée par les patients s’inscrit dans une temporalité qui comporte trois phases : (1) Une phase d’apprentissage de la vie en communauté, où le patient a la possibilité de (re)créer des liens sociaux et de partager son expérience avec des personnes qui ont vécu des choses similaires. Cette phase est aussi celle de l’apprentissage de la vie en communauté, où le patient doit trouver un équilibre « Nous-Je », certains patients se faisant rappeler à l’ordre lorsqu’ils ne s’impliquent pas suffisamment dans la communauté, et d’autres se faisant rappeler à l’ordre par les soignants car ils « donnent trop » à la communauté et s’épuisent pour les autres sans prendre de « temps pour soi » ; (2) Dans la deuxième phase, la communauté formée par les patients de l’unité devient centrale dans la vie du nouvel arrivant, et est parfois son seul endroit de socialisation ; (3) Enfin, la dernière phase est celle de distanciation d’avec la communauté de patients, au fur et à mesure que le patient va mieux. Cette distanciation se fait à la fois d’avec le statut de patient psychiatrique, mais aussi d’avec ceux qui l’y rattachent, en premier lieu desquels figurent les autres patients. Dans cette phase, le récit des patients est marqué par la (re)création d’une distinction entre « Je » et « Eux », ceux qui sont « plus malades que moi ». La distanciation devient nécessaire pour reconstruire une identité autre que celle de « patient psychiatrique ». D’autres groupes sociaux, extérieurs à l’unité psychiatrique, sont réinvestis.

En résumé, la socialisation dans des groupes de patients psychiatriques ne peut être que transitoire dans un parcours de réinsertion. Elle est un lieu d’expérimentation des liens sociaux dans un milieu tolérant, qui permet ensuite aux patients de réinvestir la vie sociale « normale ». La sortie de cette communauté nécessite un travail, notamment narratif, de reconstruction des barrières entre « soi » et les « fous ».

Les rapports soignants/soignés en psychiatrie au prisme de la notion de rétablissement
Conférence

Linder Audrey

Jec’SIC 2018: "Savoirs experts / Savoirs profanes", 18.01.2018 - 18.01.2018, Université Lumière Lyon 2

Lien vers la conférence

2017

Les médecins généralistes face à la dépression chronique
Conférence

Linder Audrey

Après-midi de la recherche du DP-CHUV, 17.11.2017 - 17.11.2017, Hôpital de Cery, Prilly

A propos de la décision partagée en psychiatrie
Conférence

Linder Audrey, Régis Marion-Veyron

Psychiatrie & Psychothérapie: Update Refresher, 11.11.2017 - 11.11.2017, Lausanne

Lien vers la conférence

Parents d’enfants diagnostiqués TSA, nouveaux professionnels et associations militantes
Conférence

Jammet Thomas, Linder Audrey

Les transformations contemporaines de la prise en charge de l’autisme en France, Suisse et Belgique : une affaire de familles ?, 11.10.2017 - 11.10.2017, MSH Paris Nord

Les représentations de la dépression chronique en médecine générale
Conférence

Linder Audrey

Rencontres scientifiques et cliniques de l’Institut Universitaire de Psychothérapie, 22.06.2017 - 22.06.2017, Hôpital de Cery, Prilly

Expertise in tension : “old” and “new” professionals in French speaking Switzerland
Conférence

Jammet Thomas, Linder Audrey

The Globalisation of Autism : Historical, Sociological, and Anthropological Reflections, 20.04.2017 - 21.04.2017, Queen Mary University of London

Quel espoir pour quel rétablissement ?
Conférence

Linder Audrey

Les matinales socio-psy (CSR Riviera et Bex ; Fondation de Nant ; OSEO Vaud ; OAI Vaud), 17.01.2017 - 17.01.2017, Vevey

2016

La décision partagée, entre idéal et réalités sociales
Conférence

Linder Audrey, Régis Marion-Veyron

VIIIe journée du Réseau Romand pour le Rétablissement, 18.11.2016 - 18.11.2016, Hôpital de Cery, Prilly

Lien vers la conférence

Entre autonomie et contrainte : la problématique de la décision partagée dans la clinique psychiatrique, la clinique des migrants et la clinique carcérale
Conférence

Linder Audrey, Régis Marion-Veyron

Symposium de l’Académie Suisse des Sciences Médicales: "Autonomie et relation", 07.07.2016 - 07.07.2016, Inselspital, Berne

Lien vers la conférence

Il vaut mieux être sujet de sa désinsertion qu’objet de son insertion
Conférence
Quelques réflexions sociologiques

Linder Audrey

Les matinales socio-psy (CSR Riviera et Bex ; Fondation de Nant ; OSEO Vaud ; OAI Vaud), 19.04.2016 - 19.04.2016, Vevey

2015

La problématique de la décision thérapeutique partagée : entre autonomie et contrainte
Conférence

Linder Audrey, Régis Marion-Veyron

Garantir les capacités civile et politique des personnes en situation de vulnérabilité, 28.10.2015 - 30.10.2015, Inalco, Paris

Lien vers la conférence

Une unité intermédiaire pour un retour progressif à domicile
Conférence
Un exemple suisse romand

Linder Audrey

Journée du Collectif CONTRAST: La contrainte en dehors des murs, entre règles de droit et jeux d’acteurs, 11.03.2015 - 11.03.2015, Paris

Lien vers la conférence

2014

Atelier : Processus institutionnels et gouvernance – L’intégration des pairs praticiens dans les institutions psychiatriques
Conférence

Linder Audrey

VIe journée du Réseau Romand pour le Rétablissement, 21.11.2014 - 21.11.2014, Centre Neuchâtelois de Psychiatrie, Neuchâtel

Résumé:

Avec F. Le Flem et S. Demski

2013

Une thèse à l’Unité de Réhabilitation Thérapeutique : entre sociologie fondamentale et appliquée
Conférence

Linder Audrey

Rencontre institutionnelle de la Fondation de Nant, 17.09.2013 - 17.09.2013, Fondation de Nant, Corsier-sur-Vevey

Du culte de la performance à la dépression : une analyse sociologique
Conférence

Linder Audrey

Conférence de l’Office Assurance Invalidité pour le Canton de Vaud, 30.05.2013 - 30.05.2013, Vevey

Needs and expectations of patients’ relatives in psychiatric care
Conférence

Linder Audrey

2nd European Conference on Mental Health Nursing, 23.05.2013 - 24.05.2013, Turku, Finlande

Lien vers la conférence

2011

Du patient au citoyen. La construction du “Fou” dans la communication institutionnelle et informelle de la Fondation de Nant
Conférence

Linder Audrey

Collège de Psychiatrie de l’Est Vaudois, 17.05.2011 - 17.05.2011, Fondation de Nant, Corsier-sur-Vevey

Réalisations

Médias et communication
Nous contacter
Suivez la HES-SO
linkedin instagram facebook twitter youtube rss
univ-unita.eu www.eua.be swissuniversities.ch
Mentions légales
© 2021 - HES-SO.

HES-SO Rectorat