L’IA pourrait constituer un levier d’innovation pédagogique, de recherche appliquée et d’efficacité organisationnelle. Toutefois, son intégration dans l’enseignement et l’apprentissage soulève des préoccupations majeures : risques de perte de pensée critique, dépendance cognitive et technologique, affaiblissement des capacités de résolution de problèmes, ainsi que des conséquences écologiques importantes (empreinte énergétique et consommation d’eau). Son impact sur le marché de l’emploi est incertain, mais demande d’ores et déjà l’acquisition de compétences nouvelles de la part des étudiants.
Ces enjeux obligent les établissements d’enseignement supérieur à s’adapter en continu, mais imposent une approche précautionneuse et mesurée, fondée sur l’éthique, la transparence et la participation active de toutes les parties prenantes. Dans la présente stratégie, l’exploitation de l’IA n’est envisagée que lorsque sa valeur ajoutée est démontrée pour les publics visés (étudiantes et étudiants, enseignantes et enseignants, personnel administratif et technique, chercheuses et chercheurs).